Désapprendre à se protéger pour se laisser toucher. Laisser tomber les protections qui t'empêchent de prendre de plein cœur ce que la vie a à te donner. Tu es presque comme un enfant, tu espères les cadeaux, tu attends les cadeaux commandés et puis le soir de Noël, tu t'absentes, tu n'es pas à la maison pour les recevoir et les ouvrir, et tu maudis le père Noël, tu ne le croiras plus celui là non plus.
Le ressenti est la trame de ton intime. Tu as cru le tenir caché, secret pendant si longtemps que tu ne sais même plus ce que cela contient. Tu l'as tellement enfoui, tel un chien enterrant son meilleur os de peur qu'on ne le lui vole que tu n'es plus sûr de là ou ça se trouve. Bien sur, tu penses, tu cogites, échafaudes des plans de vie meilleure. Tu t'absentes dans l'éther, dans une spiritualité dénuée d'émotions, de sensations. Tout est planifié dans une béatitude romanesque. Ton âme du coup se retire et tu quittes la vraie réalité du monde terrestre. Tu te perds dans un futur qui n'est pas encore là. Tu deviens une illusion. Une pensée peut être très belle, elle vit sur un plan. Mais toi avec ton corps, tu n'es plus qu'un boulet, tu empêches le prisonnier que tu es devenu de vivre. Tu t'es coupé du ressenti par peur de souffrir. Une part de toi fuit à toutes jambes cet espace de vie du sentir par peur d'une dissolution, peur de perdre les beaux raisonnements, tout ce qui est bien huilé, qui apporte assurance et dignité. Tu sais, si tu t'aventures en ce lieu du sentir, tu risques de te retrouver à quatre pattes, à chialer comme un môme, des hoquets qui te décrochent le cœur, à perdre tout repère. Quelque chose en toi à horreur de ça, de ce cinéma !
Peu importe ce que tu ressens, colère, tristesse, joie, paix. L'important est de sentir. En ressentant, tu sors du mental. Tu habites en totalité ton corps. Et plus tu exprimes ton ressenti, plus tu te laves, t'éclaircis. Tu rentres dans l'intelligence de ce que tu vis. Lâche-toi dans ton ressenti. Autorise-toi à habiter ce que tu sens pleinement. Ainsi, tu es vrai, tu cesses de te raconter des histoires pour t'extraire de toi. Le ressenti est la clé de ton chez toi.

Assied toi sur une chaise, le dos droit, les pieds bien plantés au sol.

Mets ta conscience dans tes pieds. Sens-les. Sont-ils chauds, froids, est ce qu'ils picotent ? Être là, en conscience, provoque quoi en toi ? Un soupir, un apaisement, le petit vélo dans la tête qui s'arrête de pédaler ? Quand, tu es dans tes pieds, tu es présent à ce que tu sens.... Viens-y le plus souvent possible. Quand tu conduis, fais tes courses,, ton footing, parle à quelqu'un...
Paroles d'Osho.

 
Photo de Nos vies en couleurs.